David Beckham abandonne lui aussi le Bitcoin

David Becham dit stop au Bitcoin

Une société associée à David Beckham avait misé gros sur une réserve de Bitcoin et avait même levé $48 millions pour accélérer. Quelques mois plus tard, le discours change, le plan s’arrête, et l’entreprise assume un pivot clair vers son activité la plus rentable.

  • Prenetics arrête d’acheter du Bitcoin malgré une levée de $48 millions.
  • L’entreprise conserve sa réserve existante mais coupe toute accumulation future.
  • Le capital est redirigé vers IM8, jugé plus lisible et plus rentable.

Une stratégie Bitcoin annoncée puis stoppée net

L’histoire est assez simple, et c’est peut être ça qui surprend. Prenetics avait affiché une stratégie de réserve Bitcoin très assumée, avec une communication publique claire. Accumuler, tenir, et se présenter comme une entreprise cotée qui adopte Bitcoin comme actif de trésorerie.

Le plan était visible, les chiffres aussi.

Fin octobre, la société annonce une opération de financement d’environ $48 millions. Dans le même temps, elle détaille une stratégie à deux moteurs. D’un côté, la marque grand public IM8. De l’autre, une logique d’accumulation Bitcoin, avec un rythme affiché noir sur blanc, un bitcoin par jour à partir du 1er août 2025.

Puis, début décembre, le ton change. Prenetics annonce avoir cessé ses achats de Bitcoin au 4 décembre et indique qu’elle ne poursuivra plus d’acquisitions futures. La décision est validée en interne, sans détour. 

Le robinet est dorénavant fermé.

Le point important, c’est que l’entreprise ne liquide pas tout. Elle conserve une réserve annoncée à 510 bitcoins. Il ne s’agit donc pas d’un rejet total, mais d’une séparation nette entre ce qui existe déjà et ce qui devait continuer. 

Mais la stratégie d’accumulation est abandonnée pour le moment.

David Becham est heureux avec IM8

L’argent est plutôt sur IM8

Prenetics explique que son choix est directement lié à IM8, une marque de compléments et de longévité cofondée avec David Beckham. L’entreprise met en avant une traction commerciale très rapide, avec plus de $100 millions de revenus récurrents annualisés atteints en moins d’un an.

En clair, il y a une activité qui fonctionne déjà. Un produit qui se vend, qui se décline, qui s’exporte. Ce n’est pas une promesse de cycle futur. C’est une machine commerciale mesurable, pilotable, avec des flux visibles.

Dans ce contexte, continuer à acheter du Bitcoin devient un choix d’allocation pur. Prenetics indique disposer de plus de $70 millions en cash et équivalents, en plus de sa réserve de bitcoins, et annonce zéro dette. Le message est limpide. Mettre le capital là où l’entreprise peut agir directement. 

Une croissance plus contrôlable, moins dépendante des marchés au final. 

Ce choix peut paraître évident, mais il dit beaucoup. Prenetics ne remet pas en cause l’existence du Bitcoin. Elle dit simplement que son meilleur levier interne aujourd’hui, c’est IM8.



La fin des réserves Bitcoin en entreprise

Ce cas dépasse le simple fait d’actualité et illustre un climat plus large. Depuis deux ans, de nombreuses entreprises ont flirté avec l’idée de réserve Bitcoin, parfois par conviction, parfois par opportunité, parfois parce que le narratif était facile.

Prenetics avait poussé l’idée assez loin. Une levée dédiée, un calendrier d’achats précis, une communication assumée. Le pivot montre une réalité simple. Une stratégie de trésorerie Bitcoin se retrouve vite en concurrence avec les besoins opérationnels. Marketing, expansion, recrutements, stocks, trésorerie quotidienne.

Un détail compte aussi. Les achats ont été stoppés début décembre, dans un contexte de marché agité. Même sans dramatiser, le signal est clair. Quand la volatilité s’intensifie, la stratégie devient plus difficile à défendre face à des actionnaires qui demandent de la visibilité.

Finalement, Prenetics ne quitte pas complètement Bitcoin. L’entreprise conserve sa réserve, mais elle abandonne l’idée la plus ambitieuse, celle d’une accumulation continue présentée comme pilier stratégique. Et c’est sans doute là le point clé. 

Entre une stratégie qui fait parler et une activité qui génère déjà du chiffre, l’entreprise a choisi. 

Le business avant le récit.

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