Les baleines Ethereum viennent de signer leur semaine la plus vorace de l’année. Les adresses d’accumulation ont absorbé 1,11 million d’ETH en sept jours, le rythme le plus élevé de 2026, pendant que les ETF spot Ethereum bouclaient leur meilleur mois avec 365 M$ d’entrées nettes. Arthur Hayes a fait son retour, une baleine dormante a ressurgi pour 52 M$, et l’ETH campe sur 1 850 $ en visant les 1 950 $.
Pour résumer
- Les adresses d’accumulation ont raflé 1,11 M d’ETH en une semaine, record 2026.
- Les ETF spot Ethereum ont encaissé 365 M$ nets en juillet, leur meilleur mois de l’année.
- L’ETH tient 1 850 $ et joue son prochain palier sur la cassure des 1 950 $.
Un mur d’accumulation de 1,11 million d’ETH
Le signal vient de la chaîne, pas des prix. Sur les sept derniers jours, les adresses classées en accumulation ont ajouté 1,11 million d’ETH à leurs soldes, le rythme d’accaparement le plus rapide enregistré depuis le début de 2026. Ces portefeuilles ne vendent quasiment jamais, et leur appétit soudain trahit une conviction qui se reconstruit dans le silence.
Les grosses mains se voient aussi une par une. Une baleine restée inactive pendant trois mois a réapparu pour acheter 27 000 ETH, soit 52,03 M$, via le desk de gré à gré de Galaxy Digital. Le passage par l’OTC plutôt que par un exchange public est un choix d’initié, celui qui veut se charger sans faire déraper le prix au moment de l’achat.
Le retour le plus commenté reste celui d’Arthur Hayes. Le cofondateur de BitMEX a racheté 1 337 ETH pour environ 2,5 M$, quelques jours à peine après avoir soldé sa position précédente. Il a détaillé l’opération sur son compte public, envoyant 2,5 M$ d’USDC à Galaxy Digital et FalconX, la jambe FalconX restant en attente au moment du post. Ce même schéma d’accumulation discrète avait déjà porté les baleines Bitcoin à absorber des milliards pendant que les ETF saignaient, preuve que le réflexe n’a rien de propre à l’ETH.
À court terme, ce type de signal se lit dans l’offre disponible. Quand des adresses qui ne vendent presque jamais se chargent en même temps que des baleines identifiées, la quantité d’ETH réellement échangeable se contracte. Le prix n’a pas encore suivi l’ampleur de cette absorption, ce qui laisse un décalage que les initiés exploitent avant que le marché large ne le remarque.
L’ETF Ethereum signe son meilleur mois de 2026
La demande institutionnelle suit la même pente. Les ETF spot Ethereum ont enregistré 365 M$ d’entrées nettes sur le mois de juillet, leur meilleure performance mensuelle de l’année, avec trois semaines consécutives dans le vert. Le flux ne se disperse pas, il se concentre sur un seul produit.
Le fonds ETHA de BlackRock a capté l’essentiel de cette demande. Il a encaissé 58,3 M$ le 14 juillet, 52,8 M$ le 21 juillet et 31,7 M$ le 17 juillet, confirmant sa domination sur la catégorie ETH comme le géant de la gestion l’avait déjà montré lors de sa journée à 96 M$ d’entrées. La mécanique est limpide : chaque dollar entré dans l’ETF est un ETH retiré du marché disponible.
La double vague, baleines et ETF, ne raconte pourtant pas encore un emballement. La lecture prudente qui circule chez les analystes tient en une nuance : la demande institutionnelle revient, elle ne submerge pas. C’est un retour de conviction après un creux, pas le point de départ d’une euphorie, et cette distinction change tout pour la suite du mouvement.
À moyen terme, cette concentration des flux sur un seul émetteur crée une dépendance. Si un acteur capte l’essentiel de la demande ETH, la trajectoire du prix devient sensible à ses seuls arbitrages, un moteur autant qu’un point de fragilité. Tant que ses entrées restent positives, elles amplifient l’accumulation on-chain ; le jour où elles s’inversent, l’effet joue à l’envers.
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Le seuil des 1 950 $ décide de la suite
Techniquement, l’ETH a déjà fait le plus dur. Il a rebondi depuis son plus bas de juillet à 1 563 $ et progressé de près de 20 % sur le mois, quand le Bitcoin se contentait d’environ 7 %. Ce rebond a effacé le death cross hebdomadaire qui menaçait le graphique quelques semaines plus tôt, et fait de l’Ethereum le meilleur élève parmi les grands actifs en juillet.
Le prix bute maintenant sur un plafond net. Les acheteurs ont repris le support des 1 850 $, mais la résistance des 1 950 $ n’a pas cédé. Une clôture au-dessus ouvrirait la voie vers la zone 2 150 à 2 200 $, là où la moyenne mobile à 200 jours et l’offre historique se rejoignent, un obstacle bien plus solide que le palier actuel.
Reste la question du carburant. Pour qu’un vrai cycle reparte, il faut du capital frais qui s’installe dans la durée, exactement le milliard de capitaux institutionnels que le marché attend pour relancer la machine. Le rebond technique et l’accumulation on-chain posent les fondations sans garantir la cassure. Tant que les 1 950 $ tiennent, l’ETH reste dans la main des baleines, pas encore dans celle des acheteurs.
Affaire à suivre sur Cryptonomic.


