Trump soutient l’arrivée d’Hyperliquid aux États-Unis

Hyperliquid aux États-Unis symbolisé par un pont-levis abaissé devant une foule de traders

Devant les dirigeants du secteur réunis à la Maison-Blanche mercredi, Donald Trump a indiqué que le président de la CFTC travaillait à faire venir Hyperliquid aux États-Unis dans un cadre pleinement conforme et légal. Le jeton HYPE a pris 25 % en vingt-quatre heures pour revenir autour de 70 $, après un passage bref au-dessus de 72 $. Il évolue désormais à moins de 10 % de son record de juin. La plateforme bloque toujours les résidents américains sur ses contrats perpétuels.

Pour résumer

  • Le HYPE passe de 58 $ à environ 70 $ en une journée, soit 25 % de hausse.
  • Aucune autorisation n’a été accordée et le contenu d’une version américaine reste indéfini.
  • La CFTC réunit ce jeudi à 13 h, heure de Washington, la toute première séance de son comité innovation.

Ce que Trump a dit devant les patrons de la crypto

La réunion de mercredi rassemblait notamment Michael Selig, président de la CFTC, Paul Atkins, président de la SEC, Brian Armstrong pour Coinbase, Brad Garlinghouse pour Ripple et Vlad Tenev pour Robinhood. Dans ses remarques, le président américain a cité nommément la plateforme et précisé que Selig travaillait à l’amener sur le sol américain de façon pleinement conforme.

La formulation mérite d’être prise pour ce qu’elle est. Trump n’a décrit ni le périmètre d’une offre américaine, ni les agréments qu’elle supposerait, ni le moindre calendrier. Aucune approbation n’a été délivrée par la CFTC à ce stade, et la mention présidentielle ne vaut pas décision réglementaire.

Le sujet n’arrive pas de nulle part. Le Hyperliquid Policy Center et Phantom avaient déposé en juillet une pétition auprès de la CFTC pour obtenir des exemptions applicables aux protocoles décentralisés. Le régulateur ouvre justement ce jeudi la première séance de son comité consultatif sur l’innovation, et l’ordre du jour qu’il a publié place les actifs numériques, l’intelligence artificielle et les marchés prédictifs au programme.

Trump a par ailleurs appelé le Congrès à voter une version équitable du Clarity Act, texte enlisé au Sénat. Le calendrier administratif américain a pourtant de quoi rendre prudent, puisque Washington avait déjà laissé filer l’échéance légale du GENIUS Act sur les stablecoins. L’intention affichée précède le texte applicable de plusieurs mois.

Le contexte de marché a fait le reste. Le doublement des rachats de dette longue par le Trésor américain avait déjà mis l’ensemble de la cote en mouvement la veille, et la remarque présidentielle est tombée sur un marché prêt à surréagir.


Hyperliquid aux États-Unis
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Le HYPE repasse à moins de 10 % de son record de juin

Le jeton cotait autour de 58 $ quelques heures avant la séance, il s’échange désormais près de 70 $ après un pic au-dessus de 72 $. Le record absolu, inscrit le 16 juin, se situait vers 77 $. La capitalisation revient autour de 15,1 Md$, ce qui place le jeton au dixième rang du marché.

La zone des 76 $ n’a rien d’anodin pour ce jeton. Le record de juin s’était accompagné de 172 M$ de sorties sur les produits HYPE cotés, preuve que les niveaux hauts ont déjà servi de zone de distribution une première fois.

Le PURR, jeton lié à Hyperliquid Strategies, a suivi avec plus de 30 % de hausse. Ce genre d’écart entre un actif principal et son satellite indique une rotation opportuniste plutôt qu’une réallocation de fond. Le marché achète l’idée d’Hyperliquid aux États-Unis, pas encore ses conséquences comptables.

Les fondamentaux, eux, n’ont pas suivi la même courbe. Les revenus du protocole avaient reculé de 43 % depuis leur sommet au moment de notre dernier point. Le rebond du jeton se construit donc sur une promesse réglementaire, pas sur les volumes.


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La CFTC ouvre son comité innovation ce jeudi

La séance de jeudi se tient à 13 h, heure de Washington, elle est diffusée en direct et le public peut déposer ses commentaires jusqu’au 27 août. La question posée aux commissaires est simple à énoncer et difficile à trancher : comment un carnet d’ordres entièrement onchain peut-il coexister avec un régime pensé pour des intermédiaires ?

Faire venir Hyperliquid aux États-Unis pose une question de concurrence autant que de conformité. La valorisation de 75 milliards atteinte en juin la mettait déjà au niveau du CME, et les places américaines historiques n’ont aucun intérêt à voir arriver un acteur onchain sur leur terrain.

La plateforme part par ailleurs d’une position inhabituelle pour un candidat à l’agrément. Elle bloque aujourd’hui les résidents américains sur ses contrats perpétuels, ce qui signifie que son marché domestique reste entièrement à construire, sans base d’utilisateurs déjà installée à régulariser.

Côté offre, le sujet des déblocages reste entier. Le déblocage de 817 M$ de HYPE tombé le jour de la Fed en juillet rappelle que le calendrier d’émission continue de peser, quel que soit le flux d’annonces politiques.

Pour un détenteur, la séquence se résume assez simplement. Une mention présidentielle vaut signal d’intention, pas agrément, et l’arrivée d’Hyperliquid aux États-Unis restera une hypothèse tant que la CFTC n’aura pas publié un cadre nommant explicitement les carnets d’ordres décentralisés.

Affaire à suivre sur Cryptonomic.

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